« Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence.
Je ne lui dis pas adieu, je lui dis à bientôt, car celui que nous avons aimé et que nous avons perdu n’est plus où il était, mais il est partout où nous sommes. »
— Doris Lussier
(texte partagé avec beaucoup de délicatesse par Nicole)
La disparition de maman a laissé un vide immense. Un silence nouveau, parfois difficile à apprivoiser. Et pourtant, au fil des jours, une évidence s’impose doucement : elle n’a pas disparu. Elle est simplement présente autrement.
Ces mots, que Nicole a eu la gentillesse de nous transmettre, résonnent profondément avec ce que nous vivons. Ils expriment avec justesse ce sentiment intime que beaucoup ressentent sans toujours parvenir à le formuler.
Maman n’est plus là où elle était — dans sa voix, ses gestes, sa présence physique — mais elle est désormais partout où nous sommes. Dans nos souvenirs, nos sourires, nos habitudes, et dans ces moments partagés qui continuent de nous rassembler.
Les mots de Yony, pour dire l’essentiel
Lors de son discours, Yony a trouvé des mots particulièrement justes pour exprimer ce que beaucoup d’entre nous ressentent. Il a expliqué que, pour traverser cette épreuve, il s’était accroché à un extrait de One Piece, un célèbre manga japonais.
Il a alors partagé ces paroles, prononcées par un médecin condamné qui s’adresse à ses proches :
« Quand croyez-vous qu’un homme meurt ?
Lorsqu’il se prend une balle en plein cœur ? Non.
Lorsqu’il contracte une maladie incurable ? Non.
Lorsqu’il avale une soupe de champignons vénéneux ? Non.
Il meurt dès qu’on ne se souvient plus de lui. »
Ces mots ont profondément résonné en nous. Ils rappellent que la véritable disparition n’est pas celle du corps, mais celle de l’oubli.
Une présence invisible, mais profondément réelle
En repensant à ces paroles, Yony a rappelé que, même si cette épreuve est difficile pour chacun d’entre nous aujourd’hui, maman s’est assurée une place éternelle parmi nous. Notamment dans ces moments si précieux que sont les repas de fête, où les souvenirs se racontent, se transmettent et continuent de vivre.
Si un souvenir pris isolément peut sembler fragile, le fait que nous pensions tous à elle ensemble, au même moment, crée une présence invisible, ressentie par chacun.
Une vie qui se prolonge à travers l’amour
C’est ainsi que maman continue de vivre.
À travers nos récits, nos gestes, nos valeurs.
À travers cet amour inébranlable que nous avons pour elle et qui ne s’éteindra jamais.
Tant que nous penserons à elle, tant que nous parlerons d’elle, elle restera avec nous — autrement, mais pleinement.

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